chronotope i ii iii et suiv.

Instructions : s’évertuer à réfléchir en nomade et non en sédentaire
Δ : matériaux divers en bois ou en quelconque métal, toutes formes possibles, classés par série et issus d’un chantier de destruction d’un bâtiment
Ω : toutes personnes désirant réaliser un Chronotope, de préférence en groupe mais ce n’est pas obligatoire
π : lecture de la description du précédent Chronotope (ou de toutes autres descriptions de Chronotope, mais ce n’est pas conseillé)
μ : mise en place des divers matériaux dans l’espace selon l’interprétation du texte

i Une fine latte de bois clair, longue de quelques mètres, s’étend transversalement du bas vers le haut, reposant sur le milieu d’une deuxième pièce de bois, de quelques centimètres plus large que la première et d’un mètre environ plus courte, qui se maintient en équilibre entre le sol et le mur vertical, évidement.
Sous cette structure rudimentaire et très précaire, on observe un amas d’objets hétéroclites, à majorité en bois, de différents tons et dont on s’évertuera à décrire ci-dessous l’agencement le mieux possible.
Un bastaing se relaxe au sol, à ses deux extrémités (nord-sud ou est-ouest, au choix) des morceaux éclatés de châssis (mais de quoi ?), d’une couleur verte criarde, s’éparpillent insolemment.
Nous devons émettre une remarque : chaque élément du Chronotope est interdépendant et se trouve à chaque fois et sans exception en contact direct et physique avec ses voisins proches. Ainsi, les éclats éparpillés de châssis de couleur verte qui nous narguent sont juxtaposés les uns sur les autres, les uns sous les autres, les uns à la fois sur et à la fois sous les autres et caetera.
L’un de ses morceaux éparpillés est contigu avec un étrange objet métallique en forme de croix, assez lourd semble-t-il.
Un rondin s’écrase délicatement sur l’une des pointes de l’engin bizarre. Encore un équilibre précaire.
Au-dessus du rondin, on dirait qu’un nouvel élément en fer blanc, recroquevillé sur lui-même, se maintient en équilibre comme par magie. Ce-dernier est relié avec un madrier, assez conséquent, qui s’appose contre le mur vertical.
Cependant, coincé entre le mur vertical et le madrier, résiste à l’apesanteur un châssis triangulaire brun foncé, imperturbable.
Une planche de bois blanc, il est vrai et en toute franchise nous nous devons de le dire, une planche de bois blanc aide, grâce à son positionnement au sol et contre le mur, à soutenir cette partie instable de la structure (le châssis triangulaire coincé entre le mur et le madrier).
Poursuivant le fil de l’installation, un madrier de forme carré peint en rouge colle au pied la planche de bois blanc.
Étonnamment, ce second madrier donne la main à une nouvelle planche de bois gris.
Une sangle accrochée non loin au mur sangle le madrier rouge et la planche verte ensemble.
Nous l’avons dit, les éléments de la structure sont solidaires les uns des autres et s’entraident mutuellement.
Au bord opposé de la planche de bois gris, on suggère d’y placer une cale de bois composites. Jouxtée à cette cale, une lambourde s’affale sur le sol.
Disséminés autour de la lambourde, des morceaux de bois agglomérés s’amusent collectivement.

ii Une planchette rectangulaire avec, au-dessus, un petit bout de châssis qui fait lien avec un bloc de bois. Par dessus l’ensemble, et se prolongeant, une planche de bois clair. On observe une tige métallique à côté. Une plus grande poutre, en bois brun, avec sur le dessus une tige métallique, continue l’installation. On trouve, perpendiculaire à la poutre, une fine baguette de bois noir et, jouxtés à cette dernière, deux morceaux rompus de châssis vert, un autre, mais plus petit, morceau de châssis, un bloc de bois de forme carrée et deux tiges métalliques.
Le bloc carré est installé en équilibre sur deux bouts de châssis. Reliant l’ensemble, une première tige de métal est disposée en partie sur le bloc de bois et la seconde tige à même le sol.
A l’extrémité de la longue poutre, on peut regarder une baguette de bois avec à son côté une tige métallique. Une autre tige métallique est disposée également sur la poutre mais aussi en équilibre sur une planche de bois, verte et brisée.
Cette-dernière s’installe sur le dessus d’un morceau de châssis. On peut poser notre regard, en revanche, sur un énième morceau de châssis vert disposé cette fois-ci sur la planche de bois brisée.
A l’un des bouts de la planche brisée on observe qu’une pièce de bambou prolonge la structure disposée à même le sol. Les morceaux sont toujours reliés les uns avec les autres.
Aussi, pas très loin du bambou on retrouve une tige en métal gris et un petit morceau de châssis en bois.
Continuons.
Une planche de bois verte repose en partie sur le petit bout de châssis. Sur cette planche, on voit bien qu’il existe non seulement une tige de métal gris mais en plus une pièce en bois dont l’une des extrémités est sectionnée de biais.
De part et d’autre de la planche verte, à même le sol, on peut observer deux fines baguettes en bois, l’une est plus claire que l’autre. Plusieurs tiges métalliques croisent ou prolongent les deux précédentes baguettes de bois.
Chose étonnante, au côté de la planche de bois de couleur verte quatre châssis sont imbriqués les uns et les autres, le tout forme un carré. Prolongeant cette excroissance, une poutre de bois, verte, s’écarte plus encore de la structure initiale. Une tige métallique suit ce même mouvement ainsi qu’un petit morceau de châssis (en partie recouvert de peinture blanche).
Poursuivant son chemin, la structure se prolonge grâce à deux petits morceaux de châssis dont l’un sert de support à la tige métallique précédemment rencontrée et l’autre lui fait simplement pendant. Sur ce-dernier morceau, deux tiges en métal reposent négligemment au-dessus ainsi qu’une pièce de bois de couleur grise. A proximité, nous observons facilement qu’une fine baguette en bois, sombre, et une tige en métal, claire, prennent place au côté de l’un des châssis.
Rappelons-nous de la pièce en bois de couleur grise car il se trouve qu’un énième autre morceau de châssis ainsi qu’une énième tige en métal sont disposés perpendiculairement et mènent pratiquement l’installation à sa fin. Deux derniers morceaux de châssis continuent le mouvement avec de part et d’autres les trois dernières tiges en métal gris.
Sur le dessus, une simple baguette de bois claire.

iii Trois blocs de bois d’inégales tailles.
Un plus petit bloc sur une planche, également en bois, posée à même le sol. Un châssis repose en-dessous par l’une de ses extrémités, l’autre se prolongeant sous une poutre.
Reposant au coté de la poutre, une planchette agrafée. On trouve aussi par ce lieu, un morceau de bois carré ainsi qu’un autre rectangulaire disposé en-dessous, à même le sol.
Ce-dernier soutient également un châssis et fait face à une pièce triangulaire, clouée et brisée.
Jouxtée, on observe une planche en bois, de couleur verte, au-dessus de la plus longue poutre. Le long de cette dernière, une fine baguette de bois noire, clouée, et une autre, plus claire.
Prolongeant la grande poutre, un châssis au sol. De part et d’autre, un bloc et un autre châssis, de plus petite taille.
Sur la grande poutre, encore un châssis qui se termine sur une planche de couleur verte. En son sein, un morceau de châssis, vert également. A ses côtés, une planche en bois, verte, tout en finesse. On observe à proximité une chaume de bambou, reposant en partie sur la fine planche verte.
Cette dernière soutient également un long morceau de châssis disposant d’une vis apparente, ainsi qu’un plus petit bout de châssis et par dessus encore une planchette. A son extrémité, on observe de nouveau une planche de bois verte, cette fois si fendue, reposant au sol.
Un petit morceau de châssis repose et sur le long morceau et sur une fine planche de bois triangulaire elle-même disposée sur la planche fendue.
De part et d’autre, deux fines baguettes, de couleurs sombre et claire.
On trouve pas loin un bloc en bois pratiquement de forme carrée, une vis tournée vers le ciel. L’ensemble est joint.
La partie raccourcie d’un châssis, vert, s’allonge sur le bloc presque carré et s’élance vers deux morceaux, en bois (partie d’un châssis et l’autre ne ressemblant à aucun autre).
Un planchette rectangulaire soutient la partie du châssis, elle-même soutenant un petit morceau de bois vert. Elle est aussi le support d’un autre bout de châssis, également porté par l’extrémité d’un morceau de châssis, de couleur verte. Sur le dessus repose un morceau de bois gris et un autre bout de châssis.
Des tiges métalliques jouxtent la composition dont les extrémités sont posées alternativement au sol et sur les parties en bois.